Dans ce paisible quartier de la cité religieuse « Keur Mass », des femmes sous un arbre épluchent les légumes, d’autres enlèvent les écailles des poissons. « Nous préparons le déjeuner pour les membres du dahira qui sont en cours de route », informe Seynabou Gueye, membre du dahira « Moukhi-Bina ».

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Cette maison n’est pas celle d’un guide religieux de la confrérie, mais plutôt une maison chrétienne qui, pour les besoins du Gamou, a revêtu ses plus beaux atours. Antoinette Bampoky est la doyenne de la maison.

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Présidente des femmes catholiques, elle nous explique que cela fait 22 ans qu’elle héberge dans sa maison, pendant toute la période du Gamou, le dahira Moukhibina de Raaw (Saint-Louis). « L’histoire a débuté avec mon époux, Elias qui fut un technicien supérieur de la santé. Il est togolais mais il était en mission à Tivaouane. Lors d’un Gamou, des femmes venues de Raaw, voulaient passer la nuit à la belle étoile avec leurs enfants. Il les a invités à l’intérieur de la maison et leur a cédé une chambre où elles ont logé durant tout leur séjour dans la cité religieuse », a expliqué Antoinette Bampoky.