Une histoire qui secoue le sérail. Le détournement de 180 milliards des fonds alloués à la lutte contre le covid19. Une enquête à été instruite par la haute hiérarchie. Toujours rien. La presse scrute.

Un feuilleton plein de rebondissements. La présidence de la République a instruit une enquête sur la gestion des fonds covid19. Le ministre de la justice garde des sceaux demande les éléments pour ouvrir et mener les enquêtes. Cette situation de Ping Pong perdure, le peuple piaffe d’impatience, la presse creuse.

Le journal Vision Economique indique sur la gestion des fonds Covid-19 que «24 ministres cités dans le détournement présumé de 180 milliards FCFA». Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice Garde de Sceaux, Laurent Esso exige légitimement les éléments de preuves qui accableraient les 24 membres du gouvernement. Eléments qui auraient pourtant dû accompagner le rapport de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême.

Dans un article publié sur le site  dw.com, Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a chargé, en juillet 2020, la Cour des comptes d’enquêter sur les dépenses liées à la pandémie. Mais pour Human Rights Watch, “le manque de transparence et d’indépendance des agences gouvernementales pose un problème important de crédibilité de ces processus”.

Cyrille Rolande Bechon, la directrice de NDH Cameroun, est du même avis. Elle doute du résultat de cet audit qui sera dirigé par les ministères bénéficiaires de ces fonds.

“Nous espérons que ce processus, cet audit ne sera pas juste une formalité et qu’effectivement, les conditions d’un audit indépendant et crédible seront mises en place pour que nous puissions savoir ce qu’il s’est passé avec les premiers fonds et quelles sont les responsabilités qui sont établies. Je rappelle que jusqu’à présent, on ne sait rien de ce qui se passe par rapport à cet audit. Et c’est assez dommage. Du point de vue des citoyens camerounais, ce sont des informations qui doivent être ouvertes, qui doivent être publiques parce que c’est de l’argent qui nous concerne.”

Contactés, les ministères camerounais de la Santé et de la Communication, ainsi que les services du FMI à Yaoundé n’ont pas donné suite à nos demandes d’interviews.

Avec Camer.be