LIMAMETTI.COM – C’est le 11 Octobre prochain que les députés sont convoqués en plénière pour trancher sur l’affaire des 94 milliards. La sociologue Fatou Sow Sarr voit en cette rencontre une tentative de musellement d’un des leurs, en l’occurrence, Ousmane Sonko. Sur les ondes de Sud Fm, elle a alerté sur ledit cas, car, a-t-elle prévenu, « peut produire un effet contraire ».

« A entendre certains proches du président de la République, on pique tout droit vers la neutralisation d’Ousmane Sonko”, a-t-elle, d’emblée, déclaré, la sociologue Fatou Sow Sarr. Elle fait, ainsi, allusion à la persistante rumeur qui circule depuis quelques jours et que la presse en a fait écho, relative à une loi qui interdirait les fonctionnaires radiés de la fonction publique de toute compétition électorale. La sociologue a regretté, dans la foulée « qu’on ne peut pas, continuer à créer des lois pour écarter des adversaires politiques”. D’après elle, le leader de Pastef, Ousmane Sonko fait partie de la catégorie des jeunes Sénégalais qui incarnent « l’éthique et la morale ».

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«Essayer d’écarter Ousmane Sonko, essayer de le museler, risque de créer un effet contraire. Il faut faire extrêmement, attention au cas Sonko qui a maintenant une certaine aura auprès de la population», a-t-elle averti. D’autant plus que, a-t-elle, précisé, «la politique de chasse à l’homme initiée par Macky Sall durant son premier mandant n’a pas apporté ses fruits. Il faut, donc, arrêter le processus d’emprisonnement jusqu’on ait une justice qui ne serait plus sous les ordres de l’exécutif et qu’on réarme les politiques d’une certaine valeur en utilisant les religieux à cette fin dans le processus de développement du pays “.

Dans cet ordre d’idées, la présidente du Laboratoire genre du l’Ifan, Cheikh Anta Diop, prône une certaine moralisation de l’espace politique. Et, s’est-elle félicitée, « la réconciliation entre Abdoulaye Wade et Macky Sall à Massalikul Djinaane a été un aboutissement est heureux». Ainsi, a-t-elle ajouté que « la spiritualité doit être cœur de la gouvernance. Il faut qu’on amène l’éthique et la morale dans la gouvernance”

Toujours, dans la perspective politique, elle estime que la mouvance présidentielle a les cartes en main pour profiter de cette phase de la pacification de l’espace public. Cependant, avec le jeu de positionnement pour préparer l’après Macky Sall risque de tout compromettre. En ce que, a-t-elle expliqué, « au sein de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), on ne sait pas qui est le numéro deux et on ne voit pas un leadership qui peut se dégager”, Donc, prévient-elle, « ce sera une guerre eux”.

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Evoquant la question du foncier, elle a estimé que « la plus grande injustice du Sénégal, c’est la Loi de 1964 sur le foncier. C’est ce que Ousmane Sonko est en train de dénoncer avec l’affaire des 94 milliards. Car l’accaparement du foncier ce n’est pas l’agriculture seulement”. Non sans s’en convaincre que « derrière toute la question du foncier se cache la corruption et la politique est devenue est un espace d’enrichissement”.

Par ailleurs, elle juge « triste » la situation de l’école sénégalais. Une manière pour elle, de dénoncer l’injustice dans le secteur de l’éducation. « L’éducation est la principale variable pour le développement d’un pays. Au Sénégal, 70% des fonctionnaires sont des enseignants qui ne reçoivent que 11% de la massa salariale. Au moment où un président d’un Conseil d’administration gagne 40, 50, 60 fois plus qu’un enseignant… », a-t-elle regretté pour dénoncer.