Dans un dossier publié aujourd’hui par nos confrères du Journal le TEMOIN,Birane Ndour, le fils de Youssou Ndour serait à l’origine des Cascades de démissions à GFM. Le journal explique que le patron de GFM, qui est maître dans l’art du débauchage et du limogeage, est aujourd’hui tombé dans un profond état traumato-paranoïaque au point qu’il a poussé le présentateur vedette de RFM-midi, Antoine Diouf à la démission.

Ce dernier qui a toujours assuré l’intérim d’ASD n’aurait pu supporter la lâcheté de Youssou Ndour dans la prise de décision pour nommer un nouveau directeur. Birane Ndour, le vrai patron de GFM a toujours été caractérisé par des luttes de positionnement internes. Comme dans toute entité du genre, devrait-on dire. au sein des employés et même de la direction, la guerre des places, les coups bas, les petits meurtres se multiplient chaque jour.

En avril 2012, quand Youssou Ndour avait été nommé au poste de ministre de la Culture et du Tourisme, le conseil d’administration du groupe Futurs Médias avait porté MIK, précédemment directeur de la RFM, au poste de Directeur général avec comme Directeur général adjoint(Dga),Birane Ndour,fils aîné de Youssou Ndour.

Mais GFM est considéré comme une entreprise familiale parce que quand Youssou a été débarqué en 2014 du gouvernement, il a voulu reprendre en main ses pouvoirs au sein de GFM tout en reléguant MIK au poste de Dga. Ce que ce dernier a catégoriquement refusé selon le journal enquête qui avait ébruité l’affaire.

Youssou finira par laisser MIK à son poste de Dg et son fils comme Dga. Mais il était évident que le vrai directeur plénipotentiaire,c’est le Dga Birane Ndour parce qu’il prenait des décisions sans en référer au Dg. MIK, c’était comme un roi dans une monarchie constitutionnelle où il n’est décisionnaire de rien.

Depuis qu’on lui a flanqué le fils comme adjoint-doublure, MIK ne faisait qu’inaugurer des chrysanthèmes au sein de GFM. La nomination de Birane au poste de Dga était donc une manière de river l’œil sur MIK qui bénéficiait d’un traitement salarial hors-norme et d’autres prérogatives disproportionnés, selon Youssou, à son rendement au sein du groupe.

Jamais le PCa de GFM n’a voulu ouvrir le capital à ses employés comme certains l’ont toujours réclamé.

Et c’est ce qui confortait l’idée selon laquelle GFM est une entreprise littéralement Ndour où personne d’autre n’a sa place. Ce même, si l’homme d’affaires Cheikh Amar est un puissant actionnaire du groupe. Ce que Youssou Ndour « oublie » souvent de mentionner.

Cette situation de caporalisation exclusive du groupe de presse a fini par créer une atmosphère de méfiance, voire de défiance, entre le clan Ndour (Ndiaga, Birane, Bouba) et les autres employés non « ndourènes » de GFM.

Elle aura poussé un journaliste comme ASD à guigner autre chose où il aurait des actions. et c’est ce qui est arrivé avec ce nouveau groupe de presse qui va bientôt démarrer ses émissions. Avec e-Médias Invest, MIK et ASD ont eu ce que Youssou Ndour leur a toujours refusé au nom d’une patrimonialisation absolue de GFM.

ASD et MIK auraient chacun 15% des actions du groupe là où Boub’s en a 20 %

La lourdeur des investissements du nouveau groupe de presse et l’immeuble flambant neuf qu’il occupe — même s’il n’y est que locataire — laisse croire que les directeurs démissionnaires de GFM sont soutenus par un bailleur qui n’a pas lésiné sur les moyens. Comme jadis Youssou Ndour lorsqu’il s’est agi de démanteler le groupe Wal Fadjri ? Au tout début de la démission de Mamoudou Ibra Kane et Alassane Samba Diop,la rumeur médiatique avait laissé entendre que le milliardaire Yérim Sow, fils de feu Alioune Sow CSe, était le promoteur du nouveau groupe de presse.

Il n’en est rien puisque dans un communiqué daté du 20 août 2018, le groupe Teyliom de Yérim Sow a démenti « avec la plus grande fermeté les allégations contenues dans différents articles de presse relatifs à une prétendue implication de son président dans le lancement d’un nouveau groupe de presse au Sénégal ».

En conséquence,«il n’existe aucune relation d’affaires entre le groupe Teyliom et les dits promoteurs comme le laisse entendre une partie de la presse ». Pourtant lors de sa disponibilité de six mois, MIK s’est beaucoup entretenu avec Yérim Sow aux états-Unis pour discuter d’un projet médiatique. Mais l’affaire n’avait pas abouti comme le souhaitaient MIK et aSD. Mais des sources très sûres nous affirment que le bailleur du projet e-Médias n’est rien d’autre que l’ancien administrateur provisoire de AHS Abdoulaye Sylla.

LIMAMETTI.COM via Le journal LE TEMOIN – Christian SENE