La guerre contre le coronavirus recommande une union sacrée. Du côté du pouvoir, de celui de l’opposition, des membres de la société civile, religieuse comme coutumière, l’on doit se mobiliser et rester uni pour faire face à un adversaire dangereux qui menace toute l’humanité dans son existence.  Ce sont tous les Etats, toutes les nations, tous les citoyens qui doivent être unis face à un seul ennemi.

« Peuples de tous les pays, prolétaires de toutes les nations, restez unis ». Voilà le mot d’ordre de Wladimir Lénine à un certain moment de l’histoire de l’humanité à l’occasion de la révolution socialiste mondiale. Aujourd’hui, c’est toute l’humanité sans aucune distinction de race, de classe, de religion qui se trouve obligée de s’unir pour faire face un ennemi commun, pernicieux, invisible et aussi ravageur que le coronavirus.

Au Sénégal, cela devrait être l’union sacrée pour combattre l’adversaire. Une union qui se manifeste depuis l’invasion de ce puissant ennemi sur le territoire national. Le Président de la République Macky Sall, après toute une série de mesures saluées par quasiment toutes les forces vives de la nation, a pris la responsabilité historique de décréter le plan d’urgence ainsi que d’instaurer le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national. Face à l’ennemi, la guerre devient plus que totale et requiert l’unité de toute les forces vives de la nation.

C’est dans ce cadre que le Président de la République Macky Sall pour sceller l’unité nationale, reçoit tous les leaders significatifs de l’opposition nationale ainsi que les membres de son propre camp. Alors que tout le peuple sénégalais salue ce consensus obtenu dans cette guerre contre l’ennemi commun, voilà que le leader du Pastef – Les Patriotes, Ousmane Sonko vient jeter un grain de sable dans le plat de couscous.

Devant la presse nationale, se sentant dans une obligation patriotique, Ousmane Sonko se sent obligé de déclarer toute sa solidarité et se ranger derrière toutes les stratégies du Président Macky Sall pour combattre l’ennemi. Il n’y a que lorsqu’il tourne le dos au Président Macky Sall qui l’a reçu en audience dans le cadre de cette guerre engagée contre le coronavirus et qu’il clame toutes ses bonnes intentions devant la presse sénégalaise, pour qu’il se présente comme le pire traître de la nation devant l’ennemi. Ousmane Sonko constitue un cas unique au Sénégal.

Contacté par Jeune Afrique, Sonko soutient qu’il va à l’encontre de toute idée donnant un blanc-seing au Président Macky Sall conformément à l’article 77 de la Constitution. Il soutient : « Je dis oui à l’état d’urgence sanitaire, mais clairement non à la légifération par décrets et ordonnances. » C’est à se demander finalement à quel jeu perfide se livre Ousmane Sonko ?

La rédaction de Xibaaru