Le vocabulaire français compte de nouveaux mots pour 2018. Et comme à chaque édition du Robert, il y a des surprises.

Inquiétez pas si votre ordinateur souligne en rouge ces termes que vous allez découvrir.”Le Parisien” a dévoilé hier, en exclusivité, la liste des nouveaux mots du Robert 2018. Alors que la nouvelle édition ne sortira que le 15 juin prochain, le célèbre dictionnaire a confié au quotidien sa nouvelle liste de mots désormais socialement acceptés. Et comme chaque année, c’est l’actualité qui rythme ces nouvelles acceptations.

Le mot “désencerclement” ou encore “tonfa”, le bâton des forces de l’ordre, ont été ajoutés à la nouvelle édition du Robert, suivant le contexte social particulièrement agité en France en 2017 avec les manifestations de tous ordres. Le mot “jungle” a un nouveau sens. A l’exemple de celui de Calais, il peut signifier une habitation de fortune pour les réfugiés.

Pas moins surprenant, le terme “djihadisme” aussi y fait son entrée, en même temps que le verbe “déradicaliser”. Sujet à de nombreuses polémiques l’été dernier en France, l’entrée du “burkini” est presque une non-surprise. Le maillot de bain de certaines musulmanes est accompagné du “bomber”, blouson inspiré du blouson de ceux des bombardiers, ainsi que des “stilettos”, des escarpins avec un talon d’au moins 10 cm et dont la pointe est fermée.

Côté politique, les “europhobes” et “européistes”, (hostiles ou favorables à l’unification de l’Europe) ; ou la “post-vérité” (discours démagogiques qui ont plus d’influence que les faits objectifs), feront également leur apparition dans le dictionnaire des éditions Robert.

Tic, sport, Macron, Trump

Par la grâce des réseaux sociaux, beaucoup de termes anglophones font leur entrée dans le Robert, et ne sont plus des anglicismes, du coup. On pourra officiellement appeler celui qui ne s’exerce qu’en ligne le “gameur”. Le terme “playliste” aussi fait sa grande apparition. Très usité, “googlise” ou encore “googler” sont désormais des mots ancrés dans la langue française.

Les férus de Facebook et Twitter trouveront leur compte, puisque “like” ou le “retweete” sont désormais des mots acceptés. Les termes japonais concourent aussi à l’enrichissement du français, puisque toujours sur les réseaux sociaux, “Kawaï” désigne “mignon”. Dans le même thème, l’art japonais du papier, le “Kirigami”, a aussi été admis.

Autre effet de mode, cette année, le domaine sportif s’est enrichi de nouvelles entrées. Le “paddle”, cette planche de surf sur laquelle il faut se tenir debout et avancer à l’aide d’une pagaye. Toujours dans la même catégorie, le terme “véloroute” a également été accepté.

Moins connu, “l’ultimate” gagne ses galons dans le dico. Il s’agit de ce sport collectif utilisant un disque opposant deux équipes de sept joueurs. A noter que pour les noms propres, une cinquantaine de personnalités sont désormais officiellement reconnus. Sans grand étonnement , Emmanuel Macron, Bernard Cazeneuve, Theresa May ou encore Donald Trump y sont désormais inscrits.

Quant à l’édition Larousse, il ajoute “l’infolettre”, la version française de la newsletter, le “spoiler” (le fait de révéler la fin d’un film ou d’une série) la “phablette”, ce smartphone grand format et ” l’hacktivime” (les hackeurs militants). Les “hipster” (personnes branchées) et le terme “d’infobésité” (surcharge d’information) sont également de nouvelles acceptations.

Enquête