Elim. Mondial 2022 : Sans stade homologué, le Sénégal ne recevra pas le Togo à domicile ?

Elle est là ! Ce qui était depuis longtemps redouté par les observateurs de tous organes confondus, vient de secouer l’équipe nationale du Sénégal. Aucun stade au Sénégal n’a été homologué pour les éliminatoires de la prochaine Coupe du monde qui démarrera en juin.

La Confédération Africaine de Football vient de publier la liste des stades homologués pour les éliminatoires de la prochaine Coupe du Monde qui débuteront en juin prochain. Plusieurs pays seront poussés à recevoir hors de leurs frontières et ainsi compliquer leur campagne de qualification. Si le cas du Burkina Faso était déjà connu de tous, celui du Sénégal vient tout même confirmer la crainte qui anime beaucoup d’observateurs depuis longtemps.

En effet, l’équipe nationale du Sénégal reçoit depuis plus d’un an, au stade Lat Dior de Thiès. Un stade qui est loin de répondre aux normes et standards internationaux. Avec la réfection de l’antre mythique des Lions, Léopold Sédar Senghor, la FSF semblait avoir maîtrisé une plaie qu’elle traîne depuis longtemps et qui n’a cessé d’écorner l’image du numéro 1 du football africain depuis deux ans.

La grande question et l’équation que devra d’ores et déjà résoudre les autorités sénégalaises, est où est-ce que les Lions vont ouvrir les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 face au Togo. Une rencontre prévue le 5 juin prochain et qui devrait être, sans surprise ou dérogation, délocalisée dans un stade homologué d’un autre pays. Pour rappel, le stade Lat Dior de Thiès avait été désigné pour combler l’indisponibilité de LSS après “arrangement”.

Pour l’heure, les solutions les plus évidentes et les plus à portée des autorités sénégalaises sont la sollicitation des pays voisins qui ont des stades homologués. Il s’agit du Cap-Vert, de la Mauritanie, de la Guinée Conakry et de la Guinée-Bissau. Mais encore faudrait-il espérer que le planning des matchs ne gêne pas la possibilité d’y tenir la première journée des éliminatoires face au Togo, qui est jusqu’ici concernée par la décision de l’instance faîtière du football africain.

Sous la houlette de son nouveau patron, la CAF est bien enclin à mettre en œuvre l’un des chantiers prioritaires de Motsepe: la problématique des infrastructures sportives en Afrique. Jusqu’où ira-t-on dans cette révolution du football africain ?