Emploi des Jeunes - Pape Demba Thiam liste les obstacles
Emploi des Jeunes - Pape Demba Thiam liste les obstacles

LIMAMETTI.COM – Entrepreneur, Pape Demba Thiam, qui développe et fourni des programmes de développent intégré pour industrialiser le secteur informel et créer des emplois durables pour les jeunes, pose un regard critique sur les politiques publiques visant à lutter contre le chômage et le sous-emploi au Sénégal.

Cela, alors que le chef de l’Etat va très prochainement présider un conseil présidentiel sur le sujet.

« Le language trop simpliste des bureaucraties multilatérales a fini par s’imposer aux gouvernements pour ultra simplifier leur perception de problèmes complexes afin de les adapter à leur capacité d’analyse limitée », dénonce cet expert, dans un post sur Facebook.

Il pense que « des gouvernements dits “bons élèves” des institutions de Bretton Woods parlent de créer des emplois comme s’il s’agissait de problèmes particuliers avec des solutions directes isolées ». « C’est de la mythomanie », déduit-il, expliquant : « Parce que l’emploi dérive de besoins de production de biens et services. Cette production dérive de l’investissement compétitif. L’investissement compétitif relève de la réalisation d’opportunités économiques claires et accessibles. La visibilité des opportunités économiques dépend de politiques sectorielles, économiques, fiscales, monétaires et financières précises. C’est donc de l’ignorance ou de la supercherie de parler de création d’emplois dans des situations où le plafonnement des activités productives est structurellement déterminé par des crises d’opportunités économiques, malgré l’abondance apparente de sources de croissance potentielles ».

« Le problème de l’emploi ne peut donc se résoudre nulle part sans politiques de croissance inclusive et endogène bâties sur des avantages compétitifs. Cela demande de l’expertise. Continuer de l’ignorer, c’est finir par créer les conditions de désordres sociaux aux conséquences incalculables. Qu’on se dise la vérité pour l’amour de nos populations. Et par devoir! », croit savoir M. Thiam.