Présent en Gambie pour un mégaphone concert, le chanteur Waly Ballago Seck qui depuis l’instauration du couvre-feu au Sénégal, est de plus en plus présent au pays d’Adama Barrow où il compte de nombreux fans sans compter les dakarois friands des soirées du jeune prodige pour s’éclater.

Ce samedi à quelques heures de la grande soirée que le chanteur doit animer, la police a exécuté une ordonnance du tribunal qui faisait suite à un procès intenté contre Fanta Siddibeh et Wally Seck par un Ousman S. M. de Kololi, selon Freedomnewspapers.

Si Waly Ballago Seck n’a pas été arrêté, c’est qu’il  s’est conformé à l’ordonnance du tribunal et a payé les 10 000 euros ordonnés par le tribunal pour faciliter sa liberté. Auparavant, le tribunal avait décerné un mandat d’arrêt contre la star sénégalaise qui a été reconnu coupable par la cour d’instance de Brusubi en ordonnant à la police de placer le chanteur Wally Seck en garde à vue.

Pour échapper au mandat d’arrêt du tribunal, le fils de Thione Seck a dû payer une caution de 10.000 euros en sus de la confiscation de son passeport. C’était l’une des conditions énumérées par l’ordonnance du tribunal prise le 17 février qui devait être exécutée par la division de l’immigration et les postes de police ou tout autres services de police.

Une partie de la requête demandait la délivrance d’un mandat contre un débiteur en fuite en l’occurrence Wally Seck. La partie civile a également demandé au tribunal qu’une ordonnance soit émise pour contraindre l’artiste sénégalais Waly Seck «à fournir une caution devant cette honorable cour, une caution consistante et valable en attendant l’audience et la décision du procès».

Poursuivi pour non paiement de taxes de même que Fanta Siddibeh , le sieur Ousman S.M. a fait exécuter son ordonnance en apprenant l’arrivée de Waly Ballago Seck.

Les malheurs juridiques de Wally Seck sont survenus à la suite du non-respect des accords contractuels qu’il avait conclus avec la sécurité sociale, nous dit-on. Le chanteur est hébergé dans un hôtel cinq étoiles as alentours de Sénégambia en attendant que les promoteurs de l’événement soient édifiés d’une décision de fond prise par le Juge. Ces derniers avaient déposé les 10 000 euros de caution ordonnés par le tribunal le vendredi 19 février.

Dans son Arrêt, le juge de paix a noté que sa décision reposait sur une requête ex parte déposée par l’avocat du demandeur, Mme Hajum Gaye-Achigbue. La motion était appuyée par un affidavit de 20 paragraphes.

Le magistrat a déclaré qu’après avoir entendu les observations de l’avocat Hajum Gaye, il est de droit qu’une requête ex parte n’a pas besoin d’être signifiée à l’opposant ni d’attendre et de recevoir une réponse. Le mandat d’un débiteur en fuite, a poursuivi le magistrat, est de veiller à ce que l’accusé (Wally Seck) soit en mesure de faire en sorte que le plaignant (Ousman S.M) entre en possession de ses biens au cas où le jugement serait en sa faveur. Il a ajouté que le mandat des débiteurs en fuite vise également à obliger et garantir à l’accusé la possibilité de se présenter devant le tribunal lors du procès.

Le plaignant Ousman S.M Koli et les défendeurs: Fanta Siddibeh et Wally Balago Seck étaient absents au tribunal lorsque le jugement a été rendu le mercredi 17 février 2021.

«Les observations de l’avocat du plaignant Ousman S.M étayent l’affidavit de 20 pages déposé par Sosanawo Toluwalope à l’appui de la requête ainsi présentée. Après avoir exposé les raisons du mandat d’un débiteur en fuite et entendu les observations pertinentes de l’avocat du plaignant, le tribunal est le dernier recours du plaignant conformément à la loi », a statué le juge M.L. Thomas.

Pour le magistrat ayant présidé l’audience, «La Cour est d’avis que si la demande du plaignant au vu de la requête ex parte n’est pas accordée, cela peut conduire à une injustice. Compte tenu de ce qui précède ayant adopté la requête ex parte appuyée par un affidavit de 20 pages présenté par les conseils, les questions avec les motifs du demandeur dans ses observations, le tribunal juge par la présente qu’il convient de faire droit à ladite demande », a-t-il en outre décidé.

Amsatou Barrow