La catégorie des professionnels, c’est-à-dire les personnes dont le sport est le métier et par lequel elles gagnent leur vie, peuvent ne pas jeûner le Ramadan.

En payant une amende équivalant à la somme à dépenser pour assurer trois repas par jour à soixante personnes démunies. En vertu du Verset IV de la Sourate 58 du Coran. Et, ce, pour chaque jour non jeûné.

Soit l’équivalent de cent cinquante à sept cents euros par jour, selon un barème du coût de la vie. Comme indication, cent quatre vingt euros dans des pays de même niveau de vie que le Sénégal. Soit six euros multipliés par soixante. Pouvant atteindre vingt euros par jour dans la plupart des pays occidentaux et trente cinq euros dans des pays comme le Japon.

Le défaut de paiement de l’amende rend illicite tout rapport avec leurs conjoints pendant deux mois d’affilée.
C’est donc le barème que les clubs pourront intégrer dans leurs dépenses pour qu’un joueur musulman puisse ne pas jeûner pendant tout ou partie du Ramadan tout en demeurant en règle.

Il est loisible au joueur non jeûneur ou à son club de reverser ces sommes à des organisations caritatives ou à l’obédience du sportif concerné. L’intéressé peut lui-même se charger directement de nourrir soixante personnes par jour ou leur remettre l’équivalent de cette nourriture en espèces, selon le barème.

Ainsi un professionnel qui évolue en Europe paiera le barème européen sauf pendant les jours où il séjourne dans son pays d’origine d’un niveau de vie inférieur à celui du pays de son club.

Dr AHMED KHALIFA NIASSE