LIMAMETTI.COM – Rebondissement dans l’affaire dite de la pharmacie Serigne Fadilou Mbacké mettant au-devant de la scène l’ex commissaire des Parcelles assainies Bara Sangharé et le pharmacien Dr Cheikhouna Gaye.

Selon des sources judiciaires, une plainte a été déposée pour élucider cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Nous avons également pris contact avec l’avocat du propriétaire de la pharmacie en l’occurrence Me Moussa Sarr qui a confirmé l’information.

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Me Sarr confie avoir déposé une plainte contre X devant le Procureur général près la Cour d’Appel de Dakar afin que les incidents fassent l’objet d’une enquête judiciaire. Les faits visés dans la plainte sont : association de malfaiteurs, destruction de biens appartenant à autrui, violences et voies de faits, complicité et abus d’autorité et toute autre infraction que l’enquête révèlera. Me Moussa Sarr s’est constitué dans cette affaire pour défendre les intérêts du Dr Mame Mbacké Ndiaye Sène, propriétaire de la pharmacie et également du Dr Cheikhouna Gaye le pharmacien. « Nous souhaitons que cet incident fasse l’objet d’une enquête judiciaire et qu’on puisse identifier les auteurs et les responsables de cette faute », a soutenu l’avocat.

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Pour rappel, le 14 août dernier, les Sénégalais avaient constaté, la diffusion, à travers les réseaux sociaux et les sites d’informations, d’une vidéo illustrant un malheureux incident entre un fonctionnaire de Police en service au Commissariat des Parcelles Assainies, et un pharmacien servant à l’officine Fadilou Mbacké, sise à la Patte d’Oie, en face du centre de santé Nabil Choucair.

Pour cause, l’agent de santé avait refusé de vendre un médicament au commissaire qui n’avait pas présenté une ordonnance. Les deux hommes, après des échanges de propos, en sont venus aux mains. Puis, le pharmacien a été menotté et arrêté par des agents de la police des parcelles appelés par le commissaire Sangharé. Un acte que certains compatriotes ont qualifié d’abus de pouvoir. La police nationale a pris des mesures conservatoires et le commissaire mis en cause a été relevé de ses fonctions avant d’être affecté à la Direction générale en qualité de Conseiller technique.