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Guinée - Sentiments, priorités, attentes, refondation et craintes : Les premiers mots du nouveau Premier ministre

Guinée – Sentiments, priorités, attentes, refondation et craintes : Les premiers mots du nouveau Premier ministre

La première réaction de Mohamed Bévogui

pour Fatima Diallo

Le Colonel Mamadi Doumbouya a nommé Mohamed Béavogui, Premier ministre guinéen de la transition, ce mercredi 6 octobre 2021.

Déjà sur son siège de nouveau Chef du Gouvernement, l’ex-sous-secrétaire des Nations unies a livré ses premiers mots devant un pool de journalistes ce matin à sa résidence privée située au quartier Tawouya, dans la banlieue nord de Conakry.

Vous avez été nommé Premier ministre de la Transition. Peut-on connaître vos premiers sentiments ?

C’est un sentiment d’honneur, c’est aussi avec beaucoup d’émotion qu’on peut recevoir une telle responsabilité au moment d’une transition qui est cruciale pour le futur de notre pays.

Je suis extrêmement reconnaissant au président du CNRD, le Président de la République, son excellence le colonel Mamadi Doumbouya de m’avoir fait confiance pour occuper le poste de premier ministre du Gouvernement de la transition. C’est une tâche certainement pas facile, mais nous allons nous y mettre pour que le peuple de Guinée soit satisfait.

Quelles seront vos priorités ?

Mes priorités sont celles du CNRD. Elles ont été déclinées non seulement dans la charte, mais aussi le 02 octobre. Ce que je demande justement, c’est de prendre chacune des priorités et de les vulgariser au maximum, de nous aider à définir ces priorités-là avec beaucoup plus de précisions. Nous savons ce que nous voulons.  Qu’est-ce qu’on peut faire pour que ce pays puisse avoir les bases qu’il faut pour se construire comme une démocratie juste, équitable au service de ses populations.

Parce que finalement l’administration n’est pas faite pour se servir, mais pour servir les citoyens. Les biens de l’administration sont des biens des citoyens. C’est une grosse responsabilité. Je ferai en sorte que ces responsabilités soient assumées avec dignité et honneur.

Les attentes sont nombreuses, l’espoir est grand. Qu’en dites-vous ?

Je suis conscient des attentes, je le sais. C’est pour ça aussi qu’il faut essayer d’expliquer. Nous n’avons pas un rôle de développement, nous avons une mission à délivrer. Mon gouvernement sera un gouvernement avec une mission bien précise. Nous allons être honnête sur ce qu’on peut faire et ce qu’on doit faire. Ce qui est important encore une fois, c’est de construire les bases du changement. La justice, l’administration qu’il faut pour que, d’une part le volet politique se déroule dans les meilleures conditions, et que le meilleur gagne les élections à la fin. Nous sommes là, comme l’a dit le président, pour créer ces conditions, servir et partir à la fin.

Comment se fera la refondation de l’Etat ?

C’est un très grand chantier qui ne sera probablement pas terminé maintenant. Mais nous voulons mettre en place des réformes qui seront irréversibles, et des systèmes qui peuvent permettre de continuer dans le futur. Nous espérons que nous y arriverons avec votre aide à tous.

Craintes des influences externes…

Le CNRD va gérer le volet politique de cette transition, le CNRD est chargé de préparer notre futur. Un futur juste construit sur la base des expériences que nous avons eues jusqu’à présent. Le rôle du gouvernement est à la fois compliqué mais simple : C’est de créer toutes les conditions pour que les guinéens puissent se parler, se réconcilier, travailler, pour toute la Guinée. C’est aussi notre rôle de faire en sorte que les ressources soient là et que le pays fonctionne correctement. Nous n’avons rien à inventer. NON. Nous n’avons pas de plan quinquennal ni de plan triennal à mettre en place.  Nous devons faire marcher le pays à la satisfaction et donner l’exemple, pour que dans le futur ça suive.

Pour y parvenir, il faut que cette administration fonctionne correctement pour qu’elle soit au service de chacun. Il faut qu’elle joue son rôle et c’est là, les réformes. Ce ne sont pas des révolutions. C’est une façon de travailler, de se comporter. Comme nous le disons : il faut être dans l’esprit. Si nous sommes dans l’esprit du CNRD, on peut tous construire ce pays, ce n’est pas le Président seul, ou le Premier ministre seul ou encore le Gouvernement seul qui le fera, c’est chacun de nous.

Chaque personne a des droits, on ne peut pas venir vous arrêter chez vous pour rien, il faut que ça sorte de la tête des gens que quelqu’un est plus fort de que l’autre. Celui qui est fort, c’est le citoyen et c’est lui qui va gagner.

Source : Africaguinee

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