Mimi Touré : Idrissa Seck, un mauvais perdant, diffuseur de faux résultats qui sera remis à sa place chaque fois que de besoin.
Mimi Touré : Idrissa Seck, un mauvais perdant, diffuseur de faux résultats qui sera remis à sa place chaque fois que de besoin.

Entre Idrissa Seck, nouveau président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et celle qui l’y a précédé, Aminata Touré, tous les coups sont permis. En réponse aux propos tenus par le premier lors de son installation ce jeudi matin, qu’il n’avait pas le temps de fouiller quoi que cela soit, la seconde a réagi, égratignant au passage le rewmiste en chef.

RÉPONSE AUX PROPOS DE IDRISSA SECK

« Je ne comptais pas faire de commentaire mais comme j’ai été interpellée au niveau du (CESE), personnellement, je voudrais dire que tout est en place au niveau du (CESE). C’est pour cela que la tradition administrative a instauré la passation. Le nouveau président du (CESE n’était pas là quand je laissais les clés et les rapports, je lui aurais expliqué, volontiers d’ailleurs, toutes ces procédures dont certaines sont maintenant en ligne. On travaille beaucoup avec des logiciels, des ordinateurs, tout n’est pas du papier. Peut-être que c’est parce qu’il n’a pas travaillé depuis longtemps mais ce que je peux vous dire c’est qu’aujourd’hui la passation de service, entre mon ancien Directeur administratif et financier (DAF) et le nouveau, s’est faite. On aurait pu le faire il y a quelques jours mais l’ancien et le Directeur des ressources humaines, on leur avait demandé de rester chez eux, et de ne plus accéder aux locaux. On ne pouvait pas faire de passation. »

CONNAISSANCE DES PROCÉDURES ADMINISTRATIVES

« J’ai une longue tradition d’administration de plus de 25 ans dans la Fonction publique internationale au niveau des Nations-Unies, j’ai travaillé comme ministre de la Justice, j’ai eu à faire des passations comme Premier ministre, et au (CESE), je connais bien les procédures administratives, maintenant, elles ont beaucoup évolué, ce n’est plus comme il y a dix-sept ans. Il faut justement que les conditions soient créées pour que les anciennes équipes, et les nouvelles, puissent travailler ensemble, pour assurer la continuité du service. Nous avons d’ailleurs, quand j’y étais mis en place un logiciel de gestion administrative et financière. Tout est en place mais évidemment si ceux qui doivent transférer les informations n’ont pas accès aux locaux du (CESE), c’est difficile. Maintenant que cela a été fait, donc, il faut laisser la politique en dehors du Conseil, et se consacrer à l’activité, qui est une activité importante. »

POLITISATION DE LA PASSATION DE SERVICE

« Le Conseil rassemble cent-vingt experts, chacun dans son domaine, l’élevage, l’agriculture, la pêche, les jeunes, les femmes, les avocats, les médecins, les notaires, tout le monde y est présent, et il est important de se concentrer sur cela. L’activité politique, elle, doit se faire ailleurs. Je ne comptais même plus réagir sur cette question-là mais il est toujours important d’informer l’opinion. Mon expérience de près de trente m’a recommandée de tout laisser en place, et j’ai été entourée d’une équipe de professionnels, qui savent travailler et qui ont travaillé. Tout est en place pour peu qu’on veuille justement leur demander d’accéder à cette information. »