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La gadgétisation d’un p’tit tyran défait ! Par Adama Gaye*

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LIMAMETTI.COM – Tout s’écroule sous ses pieds. Il se sent seul. De tout son être, il tremble. Son sort est scellé.

Au réveil, ce matin, l’image d’un Donald Trump, ex-Président américain, dégagé sans ménagements de son poste par les électeurs, tourne en boucle dans sa tête. Et il ne peut même pas se consoler d’avoir, comme lui, des groupies prêts à l’accompagner dans sa traversée de désert.

Sa fin, il l’envisage tragique et brutale. Ses derniers trucs lui sont revenus en plein visage.
Il a fait arrêter les conférences de presse de ses ministres devenues des pièces de comédies sans public. Son épouse, Marieme Faye, forcée à monter au créneau de l’univers cathodique, y a laissée ses dernières plumes, s’offrant au rire sarcastique d’un peuple qui n’a plus le goût à s’amuser de ses folles facéties.

Son autoritarisme, symbole d’une fuite en avant éperdue, l’a poussé à suivre la dernière bourde de son ministre de la justice, le faussaire Malick SALL, jusqu’à faire arrêter Boubacar Seye, l’avocat des migrants. Dont le seul tort est d’avoir appuyé sur l’un des innombrables points de ruptures de son régime en déliquescence: son détournement des fonds de l’Union européenne destinés à l’endiguement des flux migratoires d’une jeunesse sénégalaise désespérée, première victime de la banqueroute d’état qu’il a causée.
Diplomates étrangers, partenaires bilatéraux et multilatéraux, société civile, internautes, bref tout le monde le houspille pour cet acte illégal s’inscrivant dans une longue liste de trahisons des normes juridiques au cœur de notre pacte social.

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Le pauvre est cerné. Il ne sait plus où donner de la tête. Devant lui, tout est sombre.
L’avenir est incertain. Au-dessus de sa tête, les nuages de malheurs s’accumulent, autour de lui remontent les crimes multiples, économiques, sociaux, sexuels, politiques, ses échecs en série tintent, lugubrement, à ses oreilles.

C’est un homme nu, rattrapé par ses dérapages érotiques illimités.
Sa paresse et son incompétence à faire face aux défis montants et multiples qu’il avait oubliés dans son abandon irresponsable, viennent le hanter.

Il ne compte plus que sur des emprunts obligataires décrochés aux taux usuriers, les plus élevés, sans se soucier de la montagne de dettes qu’il a créée, ne reculant devant rien pour ajouter un ultime brin de souffle au bail de son pouvoir failli, impécunieux.

Ses mensonges de porteur d’un projet de gouvernance sobre et vertueuse, de créateur d’emplois, de promoteur d’une culture démocratique et de protection des acquis constitutionnels ont fini par constituer un précipité plus puissant qu’un tsunami.

Il est dans son œil. Sa fin est proche. Il sait qu’il n’aura même pas le luxe de l’organiser à la Trump. Il n’y aura ni salve de coups de canons ni parade des forces de défense et de sécurité qui l’ont pourtant accompagné dans ses plus grandes turpitudes. Ni surtout pas de haies d’honneur: le peuple affamé, appauvri, trahi, l’a vomi.

Il est seul. Seul au monde. Son seul bémol, c’est d’avoir bien conscience que les derniers goujats, scribes et autres rats palmistes agglutinés sous ses pas pour bouffer la merde restante, seront les premiers à lui donner le coup de poignard…d’adieu.

L’un d’eux lui souffle à l’oreille, au mépris d’un droit international qu’il ignore, qu’extrader ses critiques, de leurs pays d’accueil, pourrait être la solution.
Il s’interroge, se doutant bien que les mêmes qui l’ont entraîné dans sa chute infernale sont incapables de lui fournir quelque conseil digne de ce nom.

Il hésite. Il commence même à envier Trump. Et à se demander s’il n’est pas voué à connaître le sort plus funeste d’autres dictateurs: se tirer une balle dans la tête, depuis un bunker, comme Hitler? se réfugier dans un trou de rats, pour y être débusqué, comme Saddam? se prosterner, comme Khadafi, devant ses lyncheurs, ce peuple Sénégalais dont il s’est tellement joué et qu’il a rendu malheureux?

La peur le saisit. Il n’ose plus mettre le nez dehors. Sa superbe s’est envolée. Même les micros et les caméras d’une télévision sénégalaise, pourtant à sa dévotion, ne le rassurent plus.
Il n’est plus qu’un gadget. Entouré des derniers larbins, comme ceux qui ont fait croire à Trump qu’il pouvait inverser les résultats de l’élection présidentielle américaine qu’il a perdue, des larbins cyniques, qui ont encore le cœur de prendre leurs fades plumes pour espérer lui redonner quelque couleur.

Sa fin est arrivée. Tel un supplicié, Macky SALL quitte sa chaise anglaise, après y avoir déversé son dernier vœu, pour ensuite avancer, les yeux hagards, vers la chaise électrique.
Le peuple se chargera de son exécution. Il sait qu’il l’a méritée amplement.
Fin d’une escroquerie institutionnelle et humaine.

Adama Gaye* Exilé politique est un opposant au régime de Macky SALL.
Ps: A ceux qui lui font croire qu’il peut obtenir l’extradition de ses pourfendeurs, sachez que le droit international n’est pas cette justice sous les genoux des Salltons: Macky, Malick et Samba SALL !
Ensuite, quiconque pense convaincre les adversaires d’un régime aussi illégal à aller l’affronter au pays est, si l’on ose dire, un faux jeton. Si la règle de droit était respectée comme avant, c’est du Sénégal et nulle part ailleurs que nous aurions mené ce combat pour le sauvetage de notre pays. Il n’est pas question de se livrer à des bandits sans foi ni loi.
Oui, les tirs de loin, qu’ils ne peuvent contrer avec des arguments crédibles, les réduisent en stars de cartons!

Enfin, que ce soit su par ses laudateurs: l’auteur de ces lignes n’est pas intéressé ni demandeur de postes ou privilèges mais d’une reddition des comptes pillés par Macky SALL et sa cohorte.