LIMAMETTI.COM- Dans votre réflexion intitulée « Touba ca Kanam, ça sent l’arnaque… « , c’est plutôt votre ignorance du système dans lequel se meut l’association qui est le plus ostensible.

Touba Ca Kanam ne voudrait pas douter de votre bonne foi quand vous faites part de vos inquiètudes. Elle sent que vous avez dans le rétroviseur l’histoire de ces genres de structures qui démarrent bien et qui finissent mal, parce que l’idée originelle les ayant fondées a perdu, en cours de route, son lustre, sa valeur.

 

Touba Ca Kanam comprend, certainement mieux, que vous , ce que vous dites. Elle est loin de verser dans le sensationnel ou dans le théâtre. Elle est objective et réfléchie. « Laaj askanwi lu ñu man defko fuñ xam » disait Serigne Cheikh Gaïndé Fatma.

Non! Ces images, lors des cérémonies officielles de grands événements religieux quand dans le plan large du khalife, où on aperçoit la tronche recueillie d’hommes d’affaires qui se sont arrangés pour être à ses côtés, le temps des discours » ne nous choquent pas. La raison est simple. Nous ne les avons pas ces images .

Nous, nous avons plutôt sous nos yeux ces images des populations qui habitent les quartiers périphériques de Touba qui peinent à trouver une eau potable à boire, qui pataugent dans les eaux pluviales 6 mois sur 12, qui veulent manger quand elles ont faim. qui n’y arrivent pas et qui oublient tout leur calvaire lorsqu’elles se rappellent que c’est pour répondre à l’appel de Serigne Touba qu’elles sont venues habiter en masse la cité.

Par contre » nous connaissons bien cette course vers le talibé, nanti ou dévoué » et nous l’aimons pour son aspect profondément spirituel. Que ce talibé nanti mobilse les médias pour montrer ce qu’il a fait n’engage que lui mais qu’il s’investisse à aider les populations nous engage tous. Maintenant, s’il ne paie pas les salaires de ses employés, le Sénégal est un pays de droit et dans tous les départements de ce pays, il y a un tribunal.

C’est vous même qui ecrivez : » Il y a moyen de rappeler le dernier sermon du prophéte notre modéle à tous: «Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous les autres musulmans. Vous êtes tous égaux. ».. La voie mouride , c’est l’action et le cœur. C’est ce qui est recherché.

NE VOUS INQUIÉTEZ PAS !

Merci de comprendre que Touba Ca Kanam » sort des sentiers battus » et adopte » une démarche originale, loin de tout voyeurisme totalement aux antipodes de ce que l’on voyait dans les Khawarés batrré « . Mais, comprendre aussi que la transparence ne rime pas avec l’opacité… relève d’une certaine intelligence. Pourquoi accepter le 1000 de l’un et refuser le million ou le milliard de l’autre ? Pour ce qui est de la valeur spirituelle de l’acte posé, Seul le Seigneur est Juge. Par conséquent, dans sa feuille de route, Touba Ça Kanam identifie les problèmes, évalue financièrement ce qu’il faut pour les juguler, invite les bonnes volontés à s’investir et s’emploie à inventer les solutions. Tout le reste n’est que vent et poussière.

Dans sa technique de collecte des fonds, un système est élaboré de sorte à éviter la manipulation de l’argent par ses membres . Les seules fois où l’argent est manipulé, c’est à l’occasion des journées Jayantee et la publicité permet de donner vie à la transparence . Pour décaisser, des appels d’offres sont lancés, les offres effectuées et trois signatures dont celle fermée entre mille portes de Serigne Habibou Mbackè Falilou requises . Aucun franc ne peut sortir sans que nul ne sache pourquoi il sort.

Et quand vous dites que cette » cotisation permanente mensuelle de 1000 FCfa est opérée par ce talibé personne qui n’est ni vu ni connu, Touba Ca Kanam vous apprend que ce n’est vraiment pas le cas. Quiconque participe reçoit un document, quelque petit soit-il, qui atteste la régularité du versement.

À Touba Ca kanam, l’argent fait du bruit, pour que nul n’en ignore. Sa voix résonne pour informer tout le monde de sa provenance et de son utilisation.

Grâce à Dieu, Serigne Mountakha Mbackè Bassirou a clairement clamé tout l’espoir qu’il porte sur elle et il a, à maintes reprises, prié pour la réussite des projets. Votre réflexion nous permet de comprendre que même les intellectuels dont vous, êtes ébahis par ce système. Vous comme nous savons que ce pays a besoin des efforts individuels de chaque citoyen. Aucun État au monde ne peut tout faire. Et ça, nous l’avons compris. Encouragez-nous . Nous réussirons, s’il plaît à Dieu !
CELLULE DE COMMUNICATION DE TOUBA CA KANAM