LIMAMETTI.COM – Lamine Diack entretiendrait des relations polaires avec son fils, Papa Massata, si l’on en croit le très bien introduit journal, Jeune Afrique.

J.A n’exclut pas que l’ex-patron de l’Athlétisme mondial, qui reste sous le coup d’une deuxième procédure devant la justice française, refuse de rencontrer son fils si jamais il rentrait à Dakar avant la fin du ramadan, après que le Jaraf s’est engagé à libérer une partie de son patrimoine pour régler la caution, fixée par la justice à 500 000 euros (328 millions de FCFA).

« Où Lamine Diack dégustera-t-il son lakh traditionnel (bouillie de mil) pour célébrer la fin du ramadan ? », se demande ironiquement le journal. « Chez son fils Seydou, en banlieue parisienne, ou au Sénégal, auprès de ses petits-enfants ? », s’interroge encore le site de hebdomadaire parisien.

Selon Jeune Afrique, l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme, « qui a passé cinq ans et demi sous le coup d’un contrôle judiciaire assorti d’une interdiction de quitter le territoire français, pourrait bien être de retour au Sénégal pour la Korité, la fête musulmane qui marque la fin du ramadan ».

Promesse en a été faite par les dirigeants du Jaraaf, club de football dakarois. Réunis en assemblée générale extraordinaire le 17 avril, ils ont décidé de permettre au club de libérer une partie de son patrimoine pour régler la caution de Lamine Diack, fixée par la justice à 500 000 euros (328 millions de FCFA). « L’idée était dans les tuyaux depuis un certain temps, explique son secrétaire général, Léonard Diagne. Mais nous avons décidé de convoquer notre assemblée pour faire les choses dans les formes, et que la décision puisse être approuvée par l’ensemble du club. »

Le dirigeant l’assure : la caution sera versée « incessamment » à la justice française. « Il était important pour nous que Lamine Diack puisse passer la Korité en famille. Nous savons l’affection qu’il porte à ses petits-enfants et que son retour a toujours été l’une de ses préoccupations principales. »

Relations tendues entre père et fils

Si Lamine Diack revenait au Sénégal, son séjour pourrait toutefois être de courte durée. L’ex-patron de l’IAAF a certes fait appel de sa première condamnation, mais il est sous le coup d’une deuxième procédure, concernant l’attribution des Jeux olympiques de Rio-2016 et de Tokyo-2020. Dans cette affaire, l’instruction est « sur le point de se terminer », selon son conseil William Bourdon, qui évoque un délai de « quelques mois ».

Ses avocats assurent aussi qu’en cas de convocation par la justice, l’ancien patron de l’athlétisme mondial y répondra. Ce ne sera sans doute pas le cas de son fils Papa Massata Diack, également concerné par l’affaire des JO et condamné en septembre à cinq ans de prison ferme et un million d’euros d’amende.

Ce dernier, toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt, n’a jamais quitté le Sénégal, Dakar refusant de l’extrader. Pourraient-ils se voir si Lamine Diack rentrait à Dakar ? Entre père et fils, les relations sont tendues depuis le début de cette saga judiciaire. « Le contrôle judiciaire qui leur interdisait de se voir ou de communiquer a été levé, répond Simon Ndiaye. Mais je ne sais pas s’ils se verront. »