Le Sénégal est dans une phase active de la transmission de l’épidémie, la maladie n’est pas endiguée et on peut passer à une situation beaucoup plus grave si on n’y prend pas garde, a indiqué le Directeur du Centre des Opérations d’Urgences Sanitaires (COUS), qui intervenait au point mensuel sur la situation de l’épidémie de coronavirus apparue au Sénégal depuis le 2 mars.

“Si on fait le point depuis le mois dernier, en un mois tous les indicateurs ont évolué. Le nombre de cas positifs a bien évolué. Presque 4 fois comparé au nombre qu’on a eu le 2 juin. Le nombre de guéris qui est un indicateur positif pour nous, a également évolué. On a eu 6 fois plus de guéris. Et le nombre de décès qui est l’indicateur le moins réjouissant pour nous, a évolué. Nous sommes partis de 8 décès à 47 décès aujourd’hui. Ce qui veut dire que nous sommes dans une phase de transmission où nous avons plus de cas”, a expliqué le Dr Bousso.

Pour ce qui est de la tranche de personnes décédées, ça n’a pas beaucoup évolué. A en croire le Dr Bousso, les personnes décédées restent surtout les plus vulnérables et âgées. “Dans la tranche des 60 ans et plus, les personnes décédées représentent 72%.”