Ce mercredi 12 février 2020, le président de la République Macky Sall et Justin Trudeau, se sont parlés lors d’une conférence de presse. La question des “borom niary tour yi” a été évoquée. Voulant sa légalisation, le Premier ministre canadien dit : « Comme vous le savez bien, je suis un grand défenseur des droits de l’homme et je parle de ces enjeux partout où je vais. »

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Macky Sall connait mes perspectives la dessus. Nous en avons parlé ». Mais la réponse de Macky Sall ne s’est fait pas attendre. Dans la foulée de la déclaration de Trudeau, le chef de l’Etat sénégalais affirme que les lois et les valeurs sénégalaises ne permettent pas de légaliser l’homosexualité. « En effet, nous en avons parlé. Je respecte son choix d’être défenseur des droits de l’homme. Je n’en suis pas moins un, seulement notre pays obéit à des normes qui sont le condensé de nos valeurs de culture et de civilisations. C’est notre manière de vivre et d’être. Cela n’a rien a voir avec l’homophobie. Le Sénégal est un pays de droit, qui respecte les droits de l’homme. Mais ces droits au Sénégal interdisent l’homosexualité, les relations contre-nature, l’exhibition. Cependant, ceux qui ont des orientations sexuelles de leur choix ne font pas l’objet d’une exclusion. Mais on ne peut pas demander au Sénégal de légaliser l’homosexualité et d’organiser demain la Gay Pride. Ce n’est pas possible. Notre société ne l’accepte pas », déclare Macky Sall.

Pour Macky, même si une idée de mondialisation naît, il est impossible que tous les peuples du monde aient la même vision. « La société évoluera et cela prendra le temps qu’il faudra. Et même dans les pays du nord, ce débat n’est pas épuisé. Mais on ne peut pas avoir une vision globale où tout le monde pense et fait la même chose. Ça, c’est pas possible. Au Sénégal, nous sommes à l’aise avec nos lois. Pour l’instant, en tout cas, nous n’autorisons l’homosexualité », ajoute le président Sall, mois tranchant sur sa deuxième déclaration que sur la première.