PARIS, FRANCE - NOVEMBER 11: President of Senegal Macky Sall leaves the Elysee Palace after the international ceremony for the Centenary of the WWI Armistice of 11 November 1918, in Paris, France on November 11, 2018. Mustafa Yalcin / Anadolu Agency

LIMAMETTI.COM – Les langues commencent à se délier sur les rôles joués par des Chefs d’Etat de la sous-région, notamment Alassane Dramane Ouattara (ADO) qui a tout cherché pour obtenir une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ou par d’autres qui à l’instar du Président Macky Sall s’est opposé de toutes ses forces à une telle option.

Lors de la visioconférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO pour statuer d’urgence sur la situation qui prévaut au Mali avec la destitution d’Ibrahima Babacar Keïta (IBK), ADO a cherché à peser de toutes ses forces pour une intervention armée de la CEDEAO au Mali afin de faire sortir IBK des griffes des mutins et de le réinstaller au pouvoir. Il lui devait cependant compter sur l’opposition du Président Macky Sall hostile à une telle option. Loin d’être un esprit sanguinaire comme ADO qui allait entraîner de nombreuses tueries au Mali en cas d’intervention militaire de la CEDEAO, Macky Sall a dit carrément niet à la requête du Président ivoirien.

Une intervention armée de la CEDEAO au Mali allait avoir des conséquences incalculables dans toute la sous-région ouest-africaine. ADO, cet autre « Goliath » de la CEDEAO cherchait par tous les moyens et de peser de toute son influence sur ce qu’on peut appeler les Etats « poucets » de la CEDEAO à entraîner dans ce qui allait se transformer en un véritable bourbier, les forces de la sous-région. Seulement, il n’avait pas compté sur l’opposition ferme de son cadet, le Président Macky Sall.

Grâce à cette opposition du Président Macky Sall, on a pu ainsi éviter une intervention militaire de la CEDEAO au Mali, dont les conséquences allaient être incommensurables. Le Président de la République du Sénégal Mcky Sall a même réussi à faire éviter au Mali un blocus total. En demandant aux autres Etats de la CEDEAO qui ont finalement opté pour des sanctions économiques au Mali en fermant les frontières avec ce pays, que soient épargnés du blocus, les denrées de première nécessité ainsi que les produits pharmaceutiques et pétrolier. L’attitude va-t’en guerre du Président ADO a ainsi été freinée grâce à la position affichée par le Président Macky Sall.

 

Avec la rédaction de Xibaaru