LIMAMETTI.COM – Après la cession à l’Etat du Sénégal de l’ex-Centre de Traumatologie et d’Orthopédie de Dakar (C T O) en 1995, jusqu’à notre réintégration dans la fonction publique en Janvier 2010, certains aspects liés au volet social n’ont pas été pris en compte.

Exemples :
 Pas d’avancement ;
 Cotisations à l’IPRES non respectées ;
 Non-paiement de certaines indemnités etc.….
Du moment que nous basculions de statut d’agents de la caisse de sécurité sociale à agents de l’état, il était tout à fait justifié pour nous, de réclamer les mêmes avantages constatés dans le traitement salarial des personnels de notre employeur : l’état ; fussent-ils fonctionnaires ou non fonctionnaires.
Ainsi, sur le plan de la rémunération, deux rubriques essentielles ont retenu notre attention :
• – les motivations spéciales ;
• -les heures supplémentaires.
Dans les détails :
Nous avons noté que pour les heures supplémentaires, une enveloppe annuelle a toujours été versée aux ayants-droit suivant un montant annuel calculé sur la base de 60 heures mensuelles comme le prévoit le décret n° 95-176 du 14 Février 1995 modifiant le décret n° 79-208 du 03 Mars 1979 soit 623520frs par agent.
C’est en Janvier 2010 que, nous avons commencé à percevoir les indemnités d’heures supplémentaires : soit un GAP de 14 (quatorze) années à régulariser.
Par rapport à la motivation spéciale, nous avons commencé à être payés qu’en janvier 2005 alors que cela a été institué depuis 2001 pour une allocation trimestrielle de 81.000frs.
Ainsi, conviendrons-nous tous, que la cession du C T O à l’Etat du Sénégal, a non seulement brisé certaines carrières d’agents dans la mesure où l’intégration ne leur permet plus d’avancer mais aussi, pour certains qui ont eu la mal chance d’aller à la retraite, de se retrouver avec des cotisations à l’IPRES qui frisent le néant pour la bonne et simple raison qu’un gap important devrait être comblé. Et la faute incombe aux différents employeurs.
Un travail sur la rémunération a été fait sous 4 tableaux différents :
• Un tableau qui contient le nom des agents qui sont toujours en activité ;
• Un tableau qui contient la situation des agents qui sont en cessation de service ;
• Un tableau qui traite des cas de retraités ;
• Un tableau qui contient le nom des agents décédés

C’est fort de cet état de fait, que nous nous nous sommes ouverts à Monsieur le Président de la République père de la nation pour arbitrage nonobstant la saisine déposée auprès de la justice pour ester notre ancien employeur en l’occurrence la caisse de sécurité sociale pour licenciement abusif : dossier géré par l‘étude de Maitre Papa Oumar Ndiaye.

La même demande d’arbitrage a été adressée simultanément au médiateur de la république, au ministre de la justice garde des sceaux à la primature.
Réagissant à notre requête, Monsieur le Président de la République nous avait mis en rapport avec son ministre conseiller en matière sociale en l’occurrence Mr Assane Diop qui du reste très réactif, a instruit le dossier avec des compléments d’informations sollicités et livrés par notre collectif : il a été transmis par ses soins à qui de droit.

Les jours se succèdent et deviennent de plus en plus pénibles jusqu’au 1er mai 2017 jour auquel, en recevant le cahier de doléances des centrales syndicales à l’occasion de la fête du travail, le Président de la République Macky SALL disait ceci devant les micros de la presse nationale et internationale ;

…..J’ai donné des instructions fermes pour régler définitivement le douloureux problème des agents de l’ex-CTO…../.
Quatre longue années après, tout le travail abattu par le conseiller de Monsieur le Président de la République, Mr Assane DIOP, sur sa demande est rangé aux oubliettes et les agents que nous sommes ne disposent plus d’aucune information relative à ce dossier.

Entretemps beaucoup d’entre nous sont décédés (paix à leur âme), des autres sont partis à la retraite et qui font face présentement à cette pandémie qui hélas n’est pas survenue pour arranger notre situation devant les cocktails d’expulsion de loyer, de maladies insoutenables et de cascades de divorces constatés parmi certains dans notre collectif.
Voilà en résumé, la situation très difficile vécue par les agents de l’ex-cto ainsi que par leur famille respective mais qui tout de même continuent à croire que le seul salut ne pourrait venir que de Monsieur le Chef de l’état le Président Macky SALL.

Fait à Dakar le 19 Février 2021
IBA KANE