Les dernières nouvelles issues du mouvement d’humeur des transporteurs des hydrocarbures ne sont pas rassurantes.

Loin de là. La situation pourrait aller au-delà de la pénurie de carburant qui commence à se faire sentir, et toucher la SENELEC.

Des réquisitions prévues pour éviter le pire

Les chauffeurs tiennent depuis quelques heures un sit-in à DOT-Maristes et continuent de camper sur leurs positions tandis que les transporteurs disent qu’ils ne peuvent pas faire plus d’efforts que ce qui est déjà dans les nouveaux accords.

Selon des informations obtenues par Emedia.sn, les dépôts de DOT et SENSTOCK, qui s’occupent du stockage des hydrocarbures, n’ont pas chargés depuis le début de la grève mercredi dernier. Et à terme, cela risque d’impacter la distribution du courant par la Senelec. Des réquisitions sont prévues pour éviter une telle situation qui pourrait être intenable si jamais l’électricité manquait en plus du carburant en pleine période de ramadan.

Stations à sec

Pour l’heure, l’État est en train de s’organiser pour un plan de ravitaillement. Des camions de gros transporteurs ont été réquisitionnés, dans ce sens.

Le ministre du Pétrole et des Énergies a convoqué le syndicat, ce vendredi. Mais celui-ci n’a aucune emprise sur la base qui a fini de se radicaliser. Les chauffeurs refusent de lâcher du lest.

Pourtant, suite à la réunion d’hier jeudi, en présence du ministre du Pétrole, Aïssatou Sophie Gladima, sur le principe, un accord a été trouvé résultant sur une augmentation de 20 000 FCFA sur l’indemnité de logement qui passe de 40 000 FCFA à 60 000 FCFA, une augmentation de 5 000 FCFA sur la prime de risque, passant de 45 000 FCFA à 50 000 FCFA, et l’acceptation d’une retraite complémentaire de 3 mois de salaire.

Une proposition rejetée par les chauffeurs qui réclament 100 000 F CFA de primes de risques. Depuis hier, c’est la ruée des automobilistes dans les stations d’essence. Sur place, la tension est toujours vive.