Karim Wade et Khalifa Sall ne sont pas sur la liste des candidats à la présidentielle de 2019. Sans surprise, la liste provisoire, publiée, le 14 janvier, est maintenue. Macky Sall, El Hadji Issa Sall, Madické Niang, Idrissa Seck et Ousmane Sonko  seront donc les prochains candidats qui demanderont les cartes des electeurs.

En plus du nombre de parrainages nécessaires, les cinq ont pu valider leurs dossiers de candidature comportant neuf autres pièces, entre autres, la photocopie de carte d’identité, le casier judiciaire, l’acte de naissance datant de moins de trois mois.

Parmi les non qualifiés, Khalifa Sall et Karim Wade, les deux grandes figures de l’opposition. Bien qu’ils aient validé les parrainages requis, ils ont été bloqués à cause de leurs déboires judiciaires, entre autres, motifs invoqués par les 7 Sages du Conseil constitutionnel.

Pourquoi Khalifa n’est pas éligible

Le Conseil considère aussi que Khalifa Sall a perdu ses droits civiques et politiques. « L’article L.31 du Code électoral constitue, en matière électorale, une dérogation au principe selon lequel ce sont les tribunaux statuant en matière pénale qui prononcent l’interdiction des droits civils et politiques en ce qu’il prévoit qu’un citoyen, puni d’une peine d’emprisonnement sans sursis pour une infraction passible d’un emprisonnement d’une durée supérieure à cinq ans, est privé du droit de s’inscrire sur les listes électorales et, en conséquence, de la qualité d’électeur ; que la décision de condamnation comporte, par elle-même, la privation du droit de vote et la perte de la qualité d’électeur. » Au vu donc de ces dispositions, le Conseil a déclaré irrecevable la candidature de Khalifa Sall.

Le cas de Karim Wade est moins complexe. Puisque l’ancien ministre a été condamné à une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement ferme, en plus d’être absent sur le fichier électoral. Le Conseil pointe dans le recours déposé par la coalition “Karim 2019”, la qualité de Oumar Sarr ayant déposé la requête. « Oumar Sarr demande au Conseil constitutionnel de « reconsidérer sa décision » et d’inscrire Karim Meïssa Wade sur la liste définitive des candidats pour l’élection présidentielle du 24 février 2019 ». Le Conseil considère que Oumar Sarr, mandataire de la coalition « Karim Président 2019 » n’a pas qualité pour saisir le Conseil constitutionnel.

Limametti avec Emedias