À la question de savoir à qui appartient DIENYA SUARL (NB : Une SUARL est une société unipersonnelle à responsabilité limitée. En d’autres termes, elle appartient à une seule et unique personne physique ou morale), le maire et ses partisans ont brandi une convention de vente.

Dans cette convention de vente, nous apprenons que DIENYA SUARL appartient à B&S Development SARL et que la municipalité a acheté 10% des parts de cette SUARL.
Ils veulent ainsi faire gober aux fils de Nianing que la SUARL DIENYA est détenue par des associés multiples. Ce qui est évidemment archi faux.

Autre incohérence flagrante, cette convention a été signée devant un notaire le 08 Juillet 2016 (Retenez bien la date). Nous savons tous que dès l’instant où il y a deux associés dans une société à responsabilité limitée, on ne peut plus parler de SUARL. La société devient une SARL.

Alors pourquoi dans l’acte d’affectation que le maire a signé le 28 Octobre 2016, soit plus de 3 mois après la cession de 10% des parts, a-t-il affecté les 18ha à DIENYA SUARL en lieu et place de la fantomatique DIENYA SARL avec laquelle la municipalité serait associée ?
Par respect dû aux fils de Nianing, monsieur Maguette SENE, doit nous édifier sur la date de création de la SARL DIENYA dans laquelle la commune est actionnaire à 10% car c’est à cette société que devait revenir les 18ha. Il n’est pas concevable qu’avant sa création on ait attribué l’assiette à une personne physique ou morale par le biais de sa société qu’elle détient seule.

Il serait pire que malgré l’existence de la SARL DIENYA que le maire ait décidé de sacrifier les intérêts d’une société dans laquelle la commune est associée au profit d’une SUARL.
Mais à quel Maguette SENE se fier ? En effet, après avoir déclaré à maintes reprises et sans ambages que le terrain n’appartenait pas à la commune il est revenu sur ses déclarations après avoir été confondu par la publication de l’acte d’affectation signé de ses mains.
Selon lui, la seule et unique raison pour laquelle le projet n’est pas entamé est le blocus des eaux et forêts. Je vous dis dès à présent que c’est totalement FAUX !

C’est archi FAUX !

Le protocole d’accord entre la municipalité et les eaux et forêts a été signé et approuvé par le ministre l’environnement depuis le 31 Août 2016. Dans ledit protocole, il est clairement stipulé qu’il prend effet à partir de sa date de signature et autorise définitivement LA COMMUNE DE MALICOUNDA à accéder et occuper les 18ha aux fins de la mise en place du projet de complexe résidentiel et touristique.

Les 7ha que la municipalité doit affecter au service forestier sont soumis à l’appréciation exclusive du maire. Il n’est nullement prévu dans le protocole d’accord que l’autre partie puisse contester l’affectation de la parcelle de 7ha tant qu’elle se trouve sur la zone limitrophe de la forêt classée de Nianing tel que défini par celui-ci.
Faire croire aux populations de Nianing que le blocage du projet ne relève de la responsabilité du service des eaux et forêts c’est faire montre d’une mauvaise foi rocambolesque.
Pourquoi le maire occulte-t-il à dessein le fait que le promoteur Belge ait été emprisonné pendant plus de 7 mois au Sénégal ? Faut-il lui rappeler que le promoteur n’est plus au Sénégal depuis sa sortie de prison ?

La seule alternative qui sied en ce moment est la désaffection et la restitution pure et simple des 18ha aux populations de Nianing.

Que sont devenus les 70 ha du club Aldiana ? Que sont devenues les 130 ha du domaine de Nianing ? Nous l’ignorons tous. Ce dont nous sommes certains, c’est qu’ils ne nous appartiennent plus.

Cette forfaiture ne passera pas. Cette fois, les fils de Nianing sont déterminés à se battre par tous les moyens légaux jusqu’à la restitution complète de l’assiette intégrale. Rien ne sera de trop pour stopper la boulimie destructrice du maire Maguette SENE.

Jean-Michel SENE