LIMAMETTI.COM- Accusé de viols et de menaces de mort, le patron de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a récusé «Mamadou Seck, ce juge partial du 8ème cabinet, non indépendant du procureur de la République et du gouvernement de Macky Sall ».

Il l’a annoncé dans un discours à la presse jeudi dernier. Mais pour Seydou Guèye, le coordinateur de la communication du palais présidentiel et porte-parole de l’Union des Républiques, le régime de la récusation est réglé par les textes.

« La justice rend des centaines de décisions par jour et, c’est à chaque fois qu’un homme politique est pris dans les filets de la justice qu’on argumente sur cette stratégie éculée du complot. Ce n’est pas vrai. Il est allé se faire masser délicieusement par une jeune fille. Qu’il assume ses responsabilités. On ne l’y a pas amené de force », a-t-il lancé dans l’émission Jury du dimanche sur Iradio, ce 28 février.

À l’en croire, dire que le procureur ne convoque pas les gens du régime qui sont impliqués dans des dossiers est un faux argument qui ne tient pas la route puisque ceux qui exercent la justice dans notre pays ne sont pas moins dignes que nous. « Ils règlent les questions sur la base de dispositions légales et tranchent par intime conviction », argue le Porte-parole de l’APR.

Par ailleurs, face aux reporters, Ousmane Sonko «a invité les Sénégalais à porter une attention particulière à toute éventuelle implication dans le traitement de l’affaire par le président du juge d’instruction Samba Sar. Car, comme nous le savons tous, les opposants politiques ou les citoyens du régime Sar Tous les coups brutaux sont passés par le triangle de la juridiction des Bermudes (Basilu Guye-Samba Sal-Mamadou Seck). « Si Macky Sall veut me liquider, il devra accepter de se salir les mains, au lieu de se cachant derrière sa porte de justice », avertit le leader du Pastef.