Et de trois pour un nouveau report des élections locales qui devaient se tenir depuis juin 2019. Si le ministre de l’intérieur a fait face aux députés pour les convaincre de la bonne foi du gouvernement, Antoine Felix Diome n’a pas réussi à taper dans l’œil de l’opposition qui a rejeté tous les arguments avancés. Malgré tout, le projet de loi prorogeant le mandat des élus est passé comme lettre à la poste.

Antoine Félix Diome a fait face aux membres de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, le 31 mars 2021, pour justifier le report des élections locales. Initialement fixées, au plus tard le 28 mars 2021, par la loi n°2019-16 du 29 novembre 2019, ces élections ne pourront techniquement se tenir à date échue.

Et pour cause, a expliqué le ministre de l’Intérieur aux députés, la crise sanitaire qui a occasionné plus de 6 mois des travaux du dialogue national qui devait fixer la date exacte de l’organisation de ces élections. Cette suspension, selon toujours le ministre, a pris en compte les discussions sur l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral, une exigence de l’opposition.

Toutefois, renseigne Antoine Félix Diome, le projet de loi n°05 /2021 portant report des élections territoriales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux, s’il est adopté, ce vendredi, devrait fixer la tenue de ces élections au plus tard le 27 février 2022.