LIMAMETTI.COM- Le monde va continuer de s’effondrer autour de la dame Aïda Sagna, si le juge de la Chambre criminelle à formation spéciale suit la réquisition du procureur de la République.

En effet, ce dernier demande 15 ans de réclusion criminelle contre celle qui est poursuivie pour acte de terrorisme par association de malfaiteurs, association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste, affiliation à une entreprise terroriste.

Selon le site pressafrik qui retrace le parcours de la jeune dame arrêtée en 2016 par les autorités libyennes après un bombardement à Sabratha, Aida Sagna, épouse du présumé djihadiste Lamine Ndiaye, a été rapatriée au Sénégal en 2018.

Lors de son réquisitoire, le procureur a soutenu que les faits imputés à l’accusée ne pouvaient être contestés. Selon le maître des poursuites, Aida Sagna a été arrêtée parce qu’elle a été dans le bastion des terroristes en Libye. Aussi, l’enquête a révélé qu’elle et son mari avaient voyagé dans la plus grande discrétion pour faire le djihad.

« Sa présence dans la ville de Sabratha n’est pas fortuite. Car, celle-ci était un bastion de l’État islamique. Et elle a été interpellée là-bas par les autorités Libyenne à l’issue d’un bombardement. Elle a participé à l’établissement d’une antenne, elle a apporté son soutien aux entités djihadistes », a soutenu le parquet

Cependant, la défense n’est pas restée muette face à la furie du procureur contre sa cliente. Me Assane Dioma Ndiaye a insisté pour faire comprendre à la Chambre qu’il n’y a aucun élément matériel qui atteste de la culpabilité de sa cliente.

À la décharge de sa cliente, la robe noire affirme qu’elle est victime de la société et d’un homme. « C’est la solidarité islamique qui l’a poussé à aller en Libye. Puisqu’elle avait entendu que tout était gratuit là-bas parce que Kadhafi avait soutenu que tout aller être payé par les ressources du pétrole. La preuve, elle a été soignée là-bas », a expliqué Me Assane Dioma Ndiaye. Avant de solliciter un à acquittement pur et simple. L’affaire a été mise en délibéré par le juge jusqu’au 29 avril prochain.