LIMAMETTI.COM – Ce qu’il y a à faire, c’est de vérifier si cette personne non-baptisée s’était mariée civilement puis divorcée auparavant avec une partie catholique ou une partie non-baptisée.

Si elle s’était mariée civilement avec une personne non-baptisée, ou non-catholique, ce premier mariage civil reste valide en vertu du droit naturel aux yeux de l’Eglise catholique. Il y a donc, dans ce cas, un empêchement de lien dont on ne peut dispenser entre la partie catholique et la partie non-baptisée. La célébration du mariage à l’Eglise catholique est alors impossible, à moins d’obtenir la nullité du premier mariage entre les deux non-baptisés auprès d’un Tribunal ecclésiastique.

Cette démarche est également valable dans le cas d’un projet de mariage entre une partie catholique libre et une protestante qui a déjà été mariée civilement puis divorcée. On vérifiera si cette dernière s’est mariée civilement (puis divorcée) avec une partie catholique ou une partie non-chrétienne.

En effet, le mariage civil antérieur est valide aux yeux de l’Eglise catholique, si aucun des deux contractants de ce mariage civil n’était tenu à la forme canonique. Il y aurait donc, dans ce cas, un empêchement de lien dont nul ne peut dispenser, à moins d’entreprendre une démarche de demande en nullité du premier mariage (cf. canon 1108 § 1 : définissant la validité canonique des mariages « Seuls sont valides les mariages contractés devant l’Ordinaire du lieu ou bien devant le curé, ou devant un prêtre ou un diacre délégué par l’un d’entre eux, qui assiste au mariage, ainsi que devant deux témoins… »).

Roger Gomis