D’après Mamadou Lamine Diallo, les politiques sociales sont bien connues au Sénégal. Elles ont débuté avec l’Opération Maitrisards sous Abdou Diouf en ajustement structurel.

On a connu successivement la DIRE, le FPE, l’ANPJ, les Bourses familiales, les fonds des ministères chargés des femmes et des jeunes, j’en passe, sans oublier les fonds pour la migration de l’Union Européenne. Ça ne marche pas.

« La raison est simple. Ces politiques sociales sont valables lorsque le chômage est marginal et transitoire. Le chômage massif que connaît le Sénégal appelle une politique focalisée sur l’industrialisation, loin du PSE de Macky Sall incapable de créer des emplois. Ce n’est donc pas un problème de financement », relève-t-il.

La finance, soutient-il, c’est le commerce des promesses en général tenues, base de la confiance alors. Lorsque les promesses ne sont pas tenues, la finance perd la tête, elle ment. Les financements du régime de Macky Sall mentent aux jeunes, finance-ment, la finance qui ment, c’est un système de redistribution à l’intérieur du régime piloté par les politiciens « doorkat » de BBY, un jeu de Ponzi, comme les multiplicateurs de billets.

Ainsi, il reste d’avis que Macky Sall n’a même plus confiance en son Assemblée nationale. Il propose une commission nationale indépendante sur les émeutes de mars 2021 qui engagent sa responsabilité de promesses non tenues aux jeunes et de manipulation de la justice à des fins politiciennes.

Ce qu’il faut donc, c’est une commission indépendante pour auditer la DER qui se doit de mettre à disposition la liste des bénéficiaires, ainsi que leurs coordonnées.