LIMAMETTI.COM – Face à la presse ce mercredi, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal a soulevé, pour le regretter, les difficultés que le secteur de la boulangerie traverse depuis des années. Une situation due, selon le président de ladite fédération, par la non-application de la nouvelle réglementation et ses conséquences.

« Aujourd’hui, on constate sur le terrain que la réglementation n’est pas appliquée. Peut-être, difficile à appliquer. Et pourtant c’était une promesse ferme des autorités pour un gel de notre revendication principale ; à savoir la vérité des prix avec l’application effective des résultats de la commission. Nous avions estimé avec un assainissement du secteur, la boulangerie sénégalaise renaitra », a déclaré M. Gaye, constatant une anarchie totale dans leur secteur.

Etayant ses propos, il évoque la vente du pain à l’intérieur des boutiques de quartier sans respect des normes d’hygiène, la livraison du pain dans des pousses -pousses, des sacs en bandoulières, des voitures non conformes aux exigences réglementaires. Il s’y ajoute l’installation des kiosques à pains devant les boutiques de quartier sans aucun respect de la distanciation entre une boulangerie et un point de vente agréé. Non sans oublier le non-respect des normes d’hygiène dans le transport et la vente du pain.

D’après Amadou Gaye, le non-respect de cette réglementation va les replonger dans un coma plus profond. « Une faillite totale », prévient-il. Avant d’ajouter : « Comme vous le constatez le secteur est déjà en difficulté, alors pourquoi, on veut nous asphyxier encore avec l’augmentation du prix de l’électricité qui est bien effective, les pénuries et la cherté de l’eau, la hausse des salaires ».

A cet effet, M. Gaye demande au ministre du Commerce d’atténuer la souffrance des boulangers et de veiller à l’application et à l’applicabilité des dispositions du décret et des arrêtés. Car, soutient-il : « nous ne pouvons plus tolérer cette anarchie qui profitent à quelques boulangers qui font une concurrence déloyale aux artisans boulangers qui sont aux normes (Administratives, sociales et fiscales) ».

Par ailleurs, Amadou Gaye et ses camarades n’excluent pas d’augmenter le prix de la baguette de pain si « cette anarchie » dans le secteur ne cesse pas. « Si le gouvernement pense qu’il est dans l’incapacité d’assurer la survie de notre secteur, nous exigeons dans ce cas la hausse du prix de la baguette de 190 grammes à 200 FCFA sur toute l’étendue du territoire », a déclaré Amadou Gaye. Et d’ajouter : « Aussi, nous demandons que la boulangerie soit considérée comme impactée du covid19 afin de bénéficier de tous les avantages liés à cela (Fiscalité, aide financière, facilitation de crédit bancaire) ».

Le président de la FNBS demande aux boulangers de rester à l’écoute dans les jours à venir pour le déroulement de leur plan d’actions pour la satisfaction de leurs revendications.