LIMAMETTI.COM- Vieux Aidara a traité  le ministre des finances de menteur en parlant  du prix de l’achat de l’avion présidentiel qui fait débat au pays.

«Abdoulaye Daouda  Diallo raconte des histoires, ce qu’il a dit  à l’assemblée Nationale est une contre vérité car il n’ y a aucune inscription de budget de fonctionnement sur le site du ministères des forces armées» a déclaré l’ancien patron de Canal INFO lors d’une intervention “Clubhouse” sur twitter dont le thème portait sur le «Senegal, Etat Riche, populations pauvres».

Ce vendredi, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a révélé à l’assemblée nationale que l’avion présidentiel a coûté 57.447.235.356 FCFA. Une somme tirée sur les budgets 2019, 2020 et 2021 du ministère des forces armées

Ce qui est totalement faux selon Vieux Aidara qui ajoute que l’achat de l’avion présidentiel  a été programmé en 2019 et l’état a fini de payer en 2020. Le journaliste de souligner qu’il avait prévenu les sénégalais de cet achat depuis le 17 Novembre 2020.

 


Dans une contribution publiée par le site impact, il est dit qu’il  n’existe aucune disposition juridique dans le code des marchés publics qui prévoit le “secret défense” pour l’achat d’un avion présidentiel.

L’acquisition d’un avion présidentiel ne rentre dans aucune catégorie des marchés classés secrets par l’article 76 du décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 qui liste les marchés de travaux, fournitures ou services considérés comme secrets qui fait référence à des matériels militaires tels que les armes, matériels, munitions de guerre ou équivalents.
Il faut le marteler 10 000 fois si besoin : l’Airbus 320 NEO est un avion civil.

L’article 77 du code des marchés publics dispose que « pour les marchés classés secrets, un arrêté du ministre chargé des Forces armées fixe les conditions dans lesquelles est assurée la protection du secret des informations concernant la Défense nationale et la sûreté de l’État durant toute la procédure de passation et d’exécution du marché ».

Tout marché classé “secret défense” requiert l’avis de la Direction centrale des marchés publics (DCMP). Aux termes de l’article 76 du décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics, « il ne peut être passé de marchés par entente directe qu’après avis de la Direction chargée du contrôle des marchés publics, pour les marchés de travaux, fournitures ou services considérés comme secrets ou dont l’exécution doit s’accompagner de mesures particulières de sécurité ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’État l’exige ».