10 ans de prison ferme, c’est la peine que risque Kelvin Oluché. Il a comparu, hier à la barre du tribunal de Grande instance de Dakar pour les faits de viol sur une mineure de 13 ans.

Il aurait abusé de T.Diatta, une élève en classe de 6e au collège de Derklé. C’est l’un des professeurs à qui cette dernière avait confié son histoire qui a vendu la mèche. Le professeur en question est allé voir le père de la victime pour lui révéler que sa fille a été victime de viol selon le journal Libération parcouru par limametti.com.

Le monde s’effondre sur ses pieds en apprenant cette triste nouvelle. Il veut en avoir le cœur et s’en ouvre à sa fille. Il la presse de questions. Cette dernière passe aux aveux et déclare que son bourreau n’est personne d’autre que le sieur Kelvin Oluché.

Pourquoi elle n’a voulu rien dire à ses parents ?

Elle rétorque qu’elle avait peur de leur réa tion. Une plainte est ainsi déposée et le mis en cause est vite arrêté. Devant les éléments enquêteurs, la jeune fille a retracé sa mésaventure. Sa grande sœur l’avait envoyée dans la chambre du prévenu afin qu’elle y récupère un chargeur de téléphone portable.

« Il en a profité pour entretenir des rapports sexuels avec moi. Il m’a forcé. Il a fermé la chambre avant de se jeter sur moi. Après avoir satisfait sa libido, il m’a contraint à entrer dans les toi- lettes pour me nettoyer », a raconté la victime aux limiers.

Quant à Oluché, il avait, à l’enquête préliminaire,reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il avouait avoir entretenu des rapports sexuels avec la petite. Il a soutenu même avoir utilisé un préservatif pour se protéger. Mieux, il avait indiqué que cette dernière était consentante. Seulement, devant le prétoire, hier, il a changé de fusil d’épaule pour se tirer d’affaire, là où la jeune fille a été constante dans ses propos.

Le prévenu a battu en brèche toutes les accusations selon lesquelles il aurait violé la petite. A l’en croire, il n’a jamais touché la fille. Elle l’accuse,poursuit-il, à tort.Partie civile dans cette affaire, le père de la victime a réclamé 1 500 000 francs Cfa en guise de dommages et intérêts. Le maitre des poursuites, estimant que les faits de l’espèce ne souffrent d’aucune contestation, a requis 10 ans de prison ferme. La défense a plaidé la relaxe au bénéfice du doute.

Selon Me Baba Diop, il n’y a aucune preuve dans le dossier qui permet d’entrer en voie de condamnation. L’affaire est mise en délibéré le jeudi prochain.

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