Yeumbeul Nord - Un policier en civil s'en prend à un agent de sécurité et lui brise la mâchoire
Yeumbeul Nord - Un policier en civil s'en prend à un agent de sécurité et lui brise la mâchoire

LIMAMETTI.COM – Chérif D. a été victime d’une agression physique de la part d’un agent de police en civil surnommé B. L’agent de sécurité de proximité (Asp) voulait procéder, sur ordre de son supérieur d’agent de police au commissariat de Yeumbeul, au contrôle de routine sur la moto que conduisait le limier. Mais, celui-ci s’est catégoriquement opposé à la volonté de l’Asp et lui a asséné un coup de poing d’acier ravageur à la mâchoire.

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La tentative de contrôle de routine sur la moto du flic en civil par l’agent de sécurité de proximité (Asp) Chérif D., en service au commissariat de police de Yeumbeul, a très mal tourné pour celui-ci. L’Asp s’est retrouvé dans un piteux état de santé et envoyé aux urgences, suite à une violente agression du policier en civil. L’affaire remonte au mois de juillet 2019. Cependant, elle refait surface et suscite des grincements de dents dans les couloirs de la haute hiérarchie de la Police nationale et ceux du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

L’agent conduit une moto et refuse de se faire contrôler par l’Asp, qui dit agir sur ordre du policier de faction

Ce jour-là, l’Asp Chérif se pointe sur le tronçon routier dénommé «Carrefour 52» de Yeumbeul Nord et assiste un agent de police de Yeumbeul, qui régule la circulation routière. Sur «instruction» du policier, l’Asp procède à des vérifications de pièces afférentes à la mise en circulation des véhicules. Habillé en civil, un agent de police arrive à bord d’une moto. Il tombe sur le dispositif de régulation des voitures et tente de passer. L’agent de sécurité de proximité (Asp) repère le flic en civil, s’interpose et lui intime l’ordre de s’arrêter. Il se dresse devant la moto du limier et lui réclame les papiers administratifs du scooter. Ce dernier immobilise net la moto et se présente à l’Asp comme un policier. Mais l’Asp doute de sa bonne foi et demande de lui présenter sa carte professionnelle.

Le flic au coup de poing d’acier ravageur bosse au bureau courrier commun du ministère de l’Intérieur

L’agent de police en civil voit rouge et refuse catégoriquement de s’exécuter. Aussi, il l’interpelle sur un ton ferme et sec ; «tu es qui pour me réclamer ma carte professionnelle ? Quel droit tu t’arroges pour vérifier les pièces des automobilistes ? Tu n’es qu’un simple agent de sécurité de proximité», lâche le limier, en service au bureau courrier commun du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. L’Asp revendique avec fierté son statut et déclare agir sous les ordres de son supérieur d’agent de police, de faction sur le tronçon routier. La tension monte brusquement d’un cran. Les mots commencent à voler bas. Le policier reprend le guidon de sa moto et tente de poursuivre son chemin. L’agent de sécurité de proximité s’interpose et tente de confisquer les clés de l’engin. Le policier s’y oppose, engage un bras de fer avec l’Asp et lui assène un violent coup de poing à la mâchoire, qui se fracture.

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L’Asp perd l’usage de la parole, se sent abandonné à son sort et saisit d’une lettre-plainte le parquet de Pikine

Après avoir été cogné par le policier, Chérif se retrouve dans un piteux état de santé. Il est évacué d’urgence à différentes structures hospitalières, notamment à Mbao, Pikine et Principal. Mais, du fait de la gravité des blessures, l’Asp est finalement référé au centre hospitalier de Grand-Yoff, où il est pris en charge par le personnel soignant de l’hôpital. Après avoir retrouvé ses esprits, il porte plainte contre l’agent de police devant le procureur de la République du Tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye. Sa famille s’inscrit dans le même sillage et déplore le défaut d’assistance et soutien de la part des autorités policières et de tutelle.

Le procureur instruit la lettre-plainte, active la brigade prévôtale et ordonne l’arrestation du policier

Après avoir instruit la lettre-plainte, le parquetier de Pikine active les éléments de la brigade prévôtale et ordonne l’arrestation du policier «boxeur». Mais ce dernier n’est toujorus pas mis aux arrêts et continue de vaquer tranquillement à ses occupations. L’agent de sécurité de proximité n’est plus retourné depuis lors au commissariat de police de Yeumbeul et continue toujours de souffrir le martyre dans son âme et sa chair.

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L’affaire fait grand bruit au plus haut niveau

Dans l’affaire de l’Asp et du policier en service au ministère de l’Intérieur, soufflent nos interlocuteurs qui parlent de dossier sensible, des voix autorisées de la haute hiérarchie ministérielle de tutelle se seraient élevées pour dénoncer l’incident et marquer toute leur profonde indignation. Tandis que de hauts gradés de la Police nationale se seraient mis à se tirer dessus et se rejeter la responsabilité de n’avoir pas informé en temps réel l’autorité administrative étatique suprême. En attendant la nouvelle tournure de l’affaire, les membres de la famille de l’Asp continuent de se saigner aux quatre veines pour faire face aux frais médicaux. Mais surtout aider la victime à retrouver l’usage de la parole et recouvrer sa santé d’antan.