La mise en oeuvre de la Zone de Libre-Echange continentale Africaine démarre dans peu de temps. Le ministère du Commerce a décidé de davantage préparer le privé national.

Le ministre du Commerce a présidé, ce lundi, la grande session du comité national des Négociations commerciales internationales (Cnnci) du Sénégal. Celle-ci a été dédiée à la sensibilisation du secteur privé national sur le démarrage des échanges commerciaux dans le cadre de la Zone de Libre-Échange continentale africaine. Ce, pour préparer l’étape cruciale de la mise en œuvre avec le démarrage des échanges prévu au 1er janvier 2021.

«A la veille de cette échéance, il nous paraît fondamental de remobiliser les acteurs et échanger avec eux sur les voies et moyens pour une mise en œuvre réussie de cet Accord. C’est tout le sens de la convocation de cette Session du Cnnci, qui est, je le rappelle, l’instance chargée aussi bien de coordonner les négociations commerciales que d’assurer le suivi de la mise en œuvre des accords conclus par notre pays», a indiqué Assome Aminata Diatta. Elle a salué la posture du secteur privé dont l’engagement sera déterminant pour permettre à notre pays de tirer grandement profit de la Zlecaf.

L’ancienne Directrice du Commerce extérieur sénégalais souligne que la Zlecaf constitue un important levier du développement de notre continent. Et la mise en œuvre de ce vaste marché continental permettra de contribuer aux efforts de transformation structurelle de nos économies. Mais aussi, «de soutenir le développement des échanges intra-africains qui demeurent encore très faibles en dépit des immenses potentialités de notre continent.»

Amadou Seck, représentant du secteur privé lors de la rencontre, a indiqué que le privé sénégalais est bien prêt: «Il y a des défis. Aujourd’hui le commerce intra africain est de 15% à 16% et le défi c’est de l’augmenter à 50%. Nous passons d’un micromarché à un marché de 1,2 milliard. Par contre il ne peut y avoir toutes les protections qu’il faut. Ce qui stimule les affaires c’est le climat, le marché, la compétitivité. Et aujourd’hui je peux vous confirmer que les entreprises sénégalaises, dans leur majorité, sont prêtes.»